Le Concours Complet d'Equitation

    Un cheval et un cavalier parcourant la campagne au grand galop, franchissant naturellement les obstacles qui se trouvent sur leur chemin: une image inspirée et forte qui, si elle parait harmonieuse et fluide, est le fruit d'une collaboration sans faille entre l'homme et son cheval.

 

    D'origine militaire, le Concours complet d'Equitation s'est développé à partir des compétitions de cavalerie mises en place au XIXeme siècle pour éprouver l'endurance, la vitese, le courage et la soumission de montures de l'armée. C'est au début du XXeme siècle que l'on trouve, en France, les premières épreuves dont l'esprit se rapproche de notre "Complet" actuel. 

 

Discipline Olympique

    Le Concours Complet d'Equitation devient une des disciplines équestres olympiques lors de sa première apparition aux Jeux Olympiques de Stocklom en ....1912 !!

   

    Jusqu'au milieu du siècle, Le Concours Complet d'Equitation reste presque exlusivement l'affaire des militaires; les médailles d'Or conquises, aux Jeux de Londres en 1948 et d'Argent à Helsinki en 1952, par deux officiers français, en attestent.

    Dans les années 80, les enseignants commencent à développer la discipline au sein des clubs et cette pratique de l'équitation, trouve enfin son public.

 

    La France est une grande nation de Concours Complet d'Equitation; d'abord, par la qualité de son élevage de chevaux, puis par les cavaliers qui ont constitués les Equipes de France dans les plus grands concours internationaux. Rappelons que la France était vice Championne du Monde en 2002 à JEREZ, vice Championne d'Europe en 2007 à PRATONI DEL VIVARO ainsi qu'en 2011 à LUHMUHLEN, Championne Olympique en 2004 à ATHENES et en 2016 à RIO

 

Les Epreuves du "Complet"

    La discipline du Concours Complet d'Equitation comprend trois épreuves distinctes, soit le dressage, le parcours de fond - ou cross - et le saut d'obstacles, étalées sur 3 ou 4 jours consécutifs; sans oublier la visite vétérinaire, souvent considéré comme une épreuve à part entière !

LA VISITE VETERINAIRE

    Le contrôle vétérinaire a lieu en début d'épreuve puis, et surtout, après le cross. Il a pour but de déceler des lésions chez le cheval aprsè cette phase éprouvante pour l'organisme de l'équidé. Il se compose d'une vérification globale de l'état du cheval avec palpation de ses membres, de ses articulations ainsi que de son rachis. Enfin, afin de déceler d'éventuelles boiteries, le cavalier doit faire effectuer un aller-retour au trotd'une trentaine de mètres sur une surface plane et solide. En effet, le trot est une allure symétrique (à contrario du galop), et la surface solide, en augmentant la douleur, révelera plus facilement une dissymétrie de l'allure.

Le vétérinaire se prononce sur l'aptitude du cheval à poursuivre les épreuves. S'il décide l'élimination, sa décision est sans appel.

LE DRESSAGE

    Le couple évolue sur un terrain rectangulaire de 60m sur 20m et exécute une série d'une vingtaine de figures appartenant à un programme appelé reprise. Le jury, composé de deux à cinq juges, évalue l'aisance et la fluidité dans les mouvements du couple. Chauqe figure est notée de zéro à dix. Le jury attribue aussi des notes d'ensemble dépendant du niveau technique de l'épreuve, tels que la précision de l'exécution, la soumission du cheval, la qualité des allures, l'impulsion, la position du cavalier, etc....

    Si l'épreuve de dressage du Concours Complet d'Equitation reprend la majorité des règles et principes du concours de dressage traditionnel, il s'en écarte sur quelques points:

  • le couple ne sera jugé que sur une seule reprise, imposée selon le niveau de l'épreuve
  • le dressage demandé est d'un niveau moindre et diffère en plusieurs points dans l'attitude du cheval

LE CROSS

    Le cross, épreuve spécifique du Concours Complet d'Equitation, est une discilpline qui ne se pratique que dans le cadre d'un concours complet. Sa particularité est de se passer sur des terrains naturels - plaine, bois, gué - et de comporter des obstacles fixes, contrairement au saut d'obstacles où les barres sont mobiles.

    Le train - vitesse - demandé est plus élevé qu'en saut d'obstacles. Celui-ci varie en fonction du niveau, allant de 500 à 570m/mn - 30 à 34 km/h -, contre 400m/mn - environ 24 km/h - en moyenne pour le saut d'obstacles. L'alliance d'obstacles fixes et d'une vitese élevée garantit une épreuve spectaculaire mais difficile et comportant des risques pour le cavalier comme pour le cheval.

LE SAUT D'OBSTACLES

    L'hippique ou saut d'obstacles est la dernière épreuve du concours dans la plupart des compétitions. Les régles sont majoritairement calquées sur celles du saut d'obstacles "pur". Les concourrents franchissent une douzaine d'obstacles.

    L'objectif initial de l'hippique est de tester l'état de fraicheur du cheval après le parcours de cross. Un cheval fatigué sera plus facilement amené à faire des fautes ou à refuser. De plus, le saut d'obstacles, où la chute d'une barre est une faute, demande au cheval de bien se rééquilibrer vers l'arrière: les chevaux ont tendance, au cross, à toucher les obstacles - tutoyer dans le jargon - et à avoir du train. Ils vont tenter de reproduire ceci à l'hippique et toute la difficulté réside dans ce rééquilibrage pour éviter de "faire des barres".

    Cependant, afin de tenir compte de ces faits, les parcours de saut d'obstacles d'un concours complet auront quelques différences avec ceux d'un saut d'obstacles classqiues: le tracé sera moins technique et les distances entre les obstacles rallongées.